Pour que le souvenir reste

Que notre histoire demeure à jamais dans nos coeurs !!!

17
déc 2006
Posté dans LA GENEALOGIE par oran3644 à 4:33 | Pas de réponses »

1.
Bonsoir,

Quelle immense satisfaction lorsqu’on arrive au bout de ses rêves ! La généalogie, cela m’a toujours passionné, j’avais commencé il y a déjà quelques années mais sur papier, c’est bien plus difficile puis lorsqu’on est ado, on a difficilement accès à la vie d’autrefois car nos aînés ne veulent plus parler du passé ou alors ne nous parlent que de certaines choses. Je n’ai pas eu la chance de connaître mon grand-père paternel, je suis sûre que s’il était encore en vie, il pourrait m’apprendre beaucoup de choses sur la vie d’autrefois. Au travers de ses cartes écrites à ses parents et des quelques photos que nous possédons maintenant grâce à ma cousine Michelle, j’ai l’impression que mon grand-père était très gentil, très reconnaissant envers ses propres parents, et pourtant je ne sais rien de lui par mes oncles, tantes et mon père si ce n’est qu’il n’a pas survécu par rapport à tout un ensemble de choses de la vie : la guerre 14-18, le rapatriement d’Algérie, et je pense surtout à son passé qui d’un seul coup s’est volatilisé, séparé de son frère Manuel, de sa soeur Maria, décédée trop tôt, de ses parents restés au pays, loin de tout cela, quel chagrin a-t-il pu ressentir lui de cette existence menée et de cette existence à venir qui s’annoncait ici en France, terre d’asile et terre d’accueil.

Aujourd’hui, mes recherches avancent. En attendant de nouvelles informations sur la famille Martinez, je poursuis avec la soeur Maria Martinez dont j’ai appris qu’elle était mariée à Juan Plaça le 25 novembre 1913 à Sidi Bel Abbes ; ils ont eu une petite fille, dont je ne connais pas le prénom et lorsque Maria est décédée en 1931, elle était enceinte, mais a-t-elle eu d’autres enfants que cette première petite fille ? Qui peut me renseigner ? Qui pourra encore m’être utile dans cette recherche ? Je vais essayer d’autres sources car tant que je n’aurais pas tout épuisé pour Maria, mes recherches se poursuivront.

Je vais entamer également des recherches sur la famille Martin, qui est donc ma grand-mère paternelle, elle aussi, je ne l’ai pas connue si ce n’est par des photos. J’ai quelques informations pour commencer les recherches pour elle, seulement voilà, il faudra souvent que je me tourne vers l’Algérie pour des demandes d’actes et là, il me faudra exactement des dates précises ainsi que les lieux de naissance, mariage ou décès ; j’espère avoir autant d’informations que possible qui me permettront toujours de remonter le temps.

Cette recherche généalogique, en fait, concerne ma famille, mais quelle famille, elle est grande, puisqu’à chaque enfant, vient des petits enfants et encore d’autres petits enfants, cela est infini, on se multiplie et l’on devient presque une commune quelquefois avec simplement tous les membres de la famille.

J’ai rebaptisé mon arbre généalogique : il s’appelait Martinez, mais je n’ai pas qu’un père, j’ai aussi une mère donc mon arbre s’appelle désormais l’arbre des Martinez et des Matéo.

La famille Matéo est aussi vaste que la famille Martinez, et bientôt je commencerais les recherches également de ce côté là. Quant à ma grand-mère maternelle, j’espère vraiment avoir des informations la concernant, car je ne sais pas grand chose sur son passé, si ce n’est qu’elle a eu une jeunesse plutôt difficile avec des parents décédés lorsqu’elle avait 18 ans. Elle a alors migré en Algérie Française, a connu mon grand-père et ils se sont mariés en 1936, elle avait alors 22 ans. Elle était très jolie sur les photos de son mariage ainsi que mon grand-père, mais la vie leur en a fait voir un peu de toutes les couleurs, mon grand-père parti à la guerre au Liban, ma grand-mère seule avec ses enfants, l’indépendance de l’Algérie, l’arrivée en France, faire face à toute la misère qui les entourait, et je savais que toute cette misère du monde, leur faisait du mal. Mes grands-parents avaient tous les deux un grand coeur, beaucoup d’amour pour leurs enfants, leurs petits enfants et leurs arrières petits enfants. J’ai eu la chance de les connaître tous les deux et donc je peux parler d’eux, de leur gentillesse envers les autres, de l’aide qu’ils apportaient autour d’eux, ils avaient toujours, comme on dit, le coeur sur la main. Aujourd’hui, lorsque je vois dans la rue, des SDF, cela me fait penser à eux, et cela m’attriste aussi comme cela les attristait également. Comme me disait quelquefois ma grand-mère, comment Dieu peut-il permettre cette pauvreté alors que tant d’autres vivent dans la richesse et le luxe, il n’y a pas de juste milieu, la vie est ainsi faite, et chaque jour, il faut se battre pour vivre ou survivre.

A chacun, je dis que la vie est belle, pleine de richesses, de tristesses, de joies, mais il serait vraiment dommage de tout gâcher alors que tant de personnes autour de nous, nous tendent la main, n’hésitez plus et acceptez l’aide d’autrui.

18
nov 2006

Aujourd’hui, je me dis que la vie est ainsi faite : de joies, de peines, de découvertes plus ou moins enrichissantes, plus ou moins mauvaises et l’on a tous chacun au fond de nous, notre propre caractère, ce caractère qui fait que les familles se brouillent. Pourquoi ? Est-ce si important de rester en froid quand on sait que nos ancêtres ont traversé une guerre qui les a marqué à jamais ! Quand on sait en lisant les écrits des histoires sur cette guerre 14-18, sur les différents sites qu’internet nous permet de découvrir, que tous ces hommes, lorsqu’ils écrivaient et répétaient à leurs proches qu’ils n’avaient aucun soucis à se faire et pourtant combien d’entre eux sont tombés pour la France ? Combien d’entre eux pensaient rentrer au pays ? Nous, nous avons perdu un grand oncle à cette guerre 14-18, Joseph Martinez, né le 17 mars 1886 décédé le 9 août 1916 d’une maladie et dans ces courriers, lui aussi disait à ses parents de ne pas s’inquiéter, qu’il reviendrait et pourtant sa vie s’est arrêtée, loin des siens. N’est-il pas triste de mourir loin des siens ? de ceux que l’on aime ? N’est-il pas triste alors que le deuil nous frappe en pleine figure de ce dire ce qu’il a pu ressentir ? Etre seul ? Abandonné en quelque sorte. Non, il n’était pas abandonné. Aujourd’hui, je l’ai retrouvé, certes il est mort mais il est retrouvé et mon objectif est le suivant : savoir où il est enterré ? savoir ce qu’il a fait ? savoir ce qu’il a enduré ? Je sais que ce sera encore un travail de titan, mais j’avance chaque jour un peu plus dans mes recherches le concernant et j’avoue que son existence, si courte soit-elle reste pour moi une énigme.

Pourquoi, alors reparaitre quand les êtres qui vous sont chers ont disparu ?

18
nov 2006

Bonjour,

Me revoilà après quelques semaines d’absence, je viens vous donner des nouvelles fraîches. Enfin, après quelques mois de recherches et de persévérance, j’ai retrouvé la famille Martinez. Cette famille perdue de vue depuis 1967, malheureusement, il ne reste plus les cousins et cousines de mon père, Odette Martinez épouse Largement étant la dernière à s’être éteinte ce 7 octobre 2006. Elle nous laisse avec le souvenir du passé, ce passé qui a fait que je vous ai retrouvé, toutes et tous. Et oui, grâce à vous Michele, Martine et Christele, j’ai pu retrouvé la famille Martinez Manuel. Je vous en remercie. Je ne perds pas le contact avec vous et j’espère qu’un jour, nous aurons l’occasion de nous voir, de pouvoir parler de notre famille. C’est avec beaucoup de tristesse, même si je m’en doutais que Manuel Martinez et sa femme Marie Perales seraient décédés, mais la tristesse est d’autant plus grande car leurs propres enfants sont eux mêmes partis. Je suis tout de même très heureuse de vous avoir tous retrouvé, vous la famille LARGEMENT et GUERIN, vous la famille MARTINEZ et j’espère sincérement que mes parents pourront vous rencontrer un jour lors de leur voyage à travers la France. Je ne peux faire de recherche bien concrète du côté de la famille ARTES, car là je manque d’informations importantes étant donné que les deux filles Maryse et Hélène sont toutes deux mariées mais je ne perds pas espoir car je vous ai bien retrouvé à force de questions à droite, à gauche, à déranger mes parents tous les jours, à faire revivre le passé à mes oncles, mes tantes, mes cousines. Excusez-moi si je suis quelquefois indiscrète ou pressante mais sans cette motivation qui vient du plus profond de moi même, je n’aurais certainement pas abouti à ce résultat.

Un grand MERCI à chacun d’entre vous.

Valérie Martinez

29
oct 2006

Je suis fille de pieds noirs et à mon tour, je voudrais m’exprimer sur les sentiments de chacun face à cette Algérie qui fait partie intégrante de leur vie, de leurs souvenirs. Je sens la douleur, la nostalgie, la tristesse de cette Algérie blessée à travers les récits de chacun d’entre vous et pourtant je me sens moi-même pied-noir alors que je suis née à Lyon. Quoi de plus beau que les souvenirs d’enfance. Autrefois, la ville était vivante, vivante des commerçants ambulants qui ont été remplacés par toutes ces devantures, vivante par le sourire des gens croisés dans la rue, vivante car l’indifférence n’existait pas.

Chaque jour, je découvre des articles intéressants sur cette vie passée et j’aimerais tant que mes parents, eux aussi, redécouvrent cette Algérie, retrouvée par d’autres pieds-noirs dont la nostalgie leur fait retrouver une trace de leur passé. Mais voilà, le passé est trop proche, les souvenirs de l’indépendance trop douloureux, la guerre a été rude des deux côtés, trop de morts et d’injustice pourquoi ? pour qui ?

Mes parents pensent souvent à leurs amis et je voudrais aujourd’hui leur dédié ce blog, j’espère le compléter et le rendre vivant autant que possible.

Amicalement.

Valérie

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