Pour que le souvenir reste

Que notre histoire demeure à jamais dans nos coeurs !!!

15
avr 2008
Posté dans MA CUISINE PIED-NOIR par oran3644 à 10:07 | 1 réponse »

INGREDIENTS pour 4 personnes :

  1. - Il faut de la viande, personnellement, je mets deux escalopes de poulet, deux de dinde et deux tranches de porc (échine).
  2. - 1 gros poivron vert
  3. - 1 gros poivron rouge
  4. - Huile (je préfère l’huile d’olive)
  5. - 1 boite de tomates pelées ou des tomates.
  6. - Laurier, sel, poivre, ail.
  7. - Un sucre

PREPARATION :

Nettoyer les poivrons, les découper en lanières (épaisseur d’un doigt environ), les faire revenir dans l’huile puis les retirer. Faire revenir ensuite les différents viandes découpées en morceaux. Retirer également. Faire réduire les tomates pelées, épépinées et coupées en petits dés, rajouter un sucre pour l’acidité de la tomate. Rajouter les poivrons, la viande, les épices, l’ail, sel et poivre. Laisser mijoter le tout pendant environ 30 min, à feu doux.

Important, ce plat peut être accompagné de frites, c’est succulent et c’est un vrai régal.

 

frita.jpg
Celui-là, c’est mon commentaire perso !

2
avr 2008

RECHERCHE DE LA NATIONALITE PERDUE

Le Médiateur de la République est très régulièrement saisi par des ressortissants algériens, résidant en Algérie ou en France, qui souhaitent obtenir des certificats de nationalité française. Ils ont eu, à une époque, une carte nationale d’identité française, ou leurs parents en possédaient une ; ils ont un père, ou un grand-père, qui a servi dans l’armée française… Qui est resté français, qui ne l’est plus ?

Adresse du Médiateur de la République :

Monsieur Jean-Paul DELEVOYE

7 rue Saint Florentin

75008 PARIS

Tél. : 01.55.35.24.24
Fax : 01.55.35.24.25

Je vous donne aussi le lien internet qui vous redirige vers le site du Médiateur :

http://www.mediateur-republique.fr/fr-20-citoyen-Contact

L’ordonnance du 21 juillet 1962 a distingué deux catégories de statut :

1 – Les personnes de statut civil de droit commun : en général les familles originaires de métropole ou les personnes naturalisées. Elles ont conservé de plein droit la nationalité française, sans effectuer de démarche particulière ;

2 – Les personnes de statut civil de droit local : en général les familles originaires d’Algérie. Elles ont dû, quant à elles, pour rester françaises, souscrire avant le 23 mars 1967, une déclaration de reconnaissance de la nationalité française. Déclaration prise en compte à la condition que son auteur ait préalablement fixé son domicile en France.

La notion de domicile, ou de résidence en France, se définit ici comme une résidence effective stable et permanente, coïncidant avec le centre des attaches familiales et des occupations professionnelles du requérant.

L’enfant né en France, comme en Algérie, avant le 1er janvier 1963, de parents de statut civil de droit local, a perdu la nationalité française à cette date, si lui même ou son père dont il a, en tant que mineur, suivi la condition, n’a pas souscrit la déclaration de reconnaissance.

Dans ce cas, seule une demande de réintégration par décret peut permettre de retrouver la nationalité, à condition de résider en France, de manière régulière au regard des lois et conventions relatives au séjour des ressortissants algériens en France.

Invoquer le fait d’avoir un ascendant qui a servi dans l’armée française, ou d’avoir soi-même servi dans cette armée avant l’indépendance de l’Algérie, est sans incidence sur la nationalité.

Ces deux textes écrits sur la nationalité proviennent d’informations prises sur le web, seulement trop de personnes se posent des questions sur la nationalité de leurs ancêtres, j’espère que ces informations leur apportera de quoi résoudre leur mystère quant à un éventuel dossier de naturalisation.

2
avr 2008
Posté dans LA GENEALOGIE par oran3644 à 4:56 | 2 réponses »

LES RECHERCHES ADMINISTRATIVES

POUR LES NATURALISATIONS

Ces informations sont données à titre d’orientation par le CHAN (Centre Historique des Archives Nationales). Elles ne permettent pas de préjuger des décisions qui pourraient être prises en matière de nationalité par les administrations compétentes.

1 – Les français de statut civil de droit commun domiciliés en Algérie à la date de l’indépendance, ont conservé la nationalité française quelle que soit leur situation au regard de la nationalité algérienne (ordonnance du 21 juillet 1962, article 1).

2 – Les algériens de statut civil de droit local l’ont perdu. Pour se voir reconnaitre la nationalité française, il faut donc prouver que son ascendant (ou soi-même) avait le statut civil de droit commun à la date de l’indépendance.

Celui-ci résultait d’un décret jusqu’en 1962 :

- Un décret depuis 1830 et plus encore depuis le sénatus-consulte du 14 juillet 1865.

- Ou d’une déclaration d’un tribunal de première instance depuis la loi du 4 février 1919.

*

Les archives des tribunaux de première instance d’Algérie sont restées en Algérie. Il est donc inutile de les rechercher au CHAN ou au CAOM (Centre des Archives d’Outre-Mer).

Par contre, le CHAN conserve les dossiers d’admission aux droits de citoyen français par décrets, depuis 1830 jusqu’à 1930 inclus. Les dossiers de la période 1931 à 1962 sont conservés au CAC (Centre des Archives Contemporaines à Fontainebleau).

1 – Vous ne connaissez pas la date du décret d’admission aux droits de citoyen français : la recherche est à effectuer par vous même, en dépouillant :

- les tables décennales de la partie supplémentaire du Bulletin des lois, pour la période 1865-1918.

- la liste alphabétique des personnes ayant acquis la nationalité française par décret pour la période 1900-1962.

*

Les décrets d’admission aux droits de citoyen français ont été publiés au bulletin officiel du Gouvernement général de l’Algérie (devenu Journal Officiel de l’Algérie en 1927, cette publication est consultable en Algérie).

N.B. Les tables décennales et la liste alphabétique du Bulletin des lois sont consultables en principe dans les services d’archives départementaux.

Adresse :
Centre Historique des Archives Nationales : (CHAN)
60 rue des Francs-Bourgeois
75003 PARIS

Bureau ouvert les lundi et jeudi après-midi de 14 heures à 17 heures.

Si vous ne trouvez pas de décret d’admission aux droits de citoyen français de votre ancêtre, il est inutile de poursuivre la recherche.

2 – Vous connaissez la date du décrert d’admission aux droits de citoyen français de votre ancêtre :

- Il faut dans un premier temps, établir la filiation à l’égard de l’ancêtre en question avec des pièces d’état civil probantes.

Si tel est le cas, vous devez vous adresser à l’adresse suivante :

SOUS DIRECTION DES NATURALISATIONS

93 bis rue de la commune de 1871

44404 REZE Cedex – France

Et lui demander une attestation de naturalisation de votre ascendant. Seul ce service peut établir cette attestation qui tient lieu de décret de naturalisation. (le numéro de décret n’apparait jamais dans le dossier de naturalisation).

ATTENTION : il n’est pas délivré de pièces de dossiers de naturalisation pour la constitution d’un dossier administratif ; les photocopies n’ont pas de valeur de preuve ! Le CHAN n’est pas qualifié pour délivrer des actes d’état civil d’une personne née en Algérie, c’est en Algérie que sont restés les registres originaux.

3 – Algériens entre 1962 et 1966 :

Les Français-Musulmans de statut civil de droit local domiciliés en France à l’époque de l’indépendance ont dû souscrire une déclaration récognitive pour conserver la nationalité française (délais jusqu’en 1966).

Il faut s’adresser également à :

SOUS DIRECTION DES NATURALISATIONS

93 bis rue de la commune de 1871

44404 REZE Cedex

OBSERVATIONS :

Le service militaire n’est pas une preuve de l’acquisition du statut civil de droit commun. Le décret du 21 avril 1866 ouvrait l’armée française et certaines fonctions et emplois civils à ceux qui avaient gardé le statut civil de droit local.

L’ordonnance du 7 mars 1944 déclarait citoyens français à titre personnel, les Français-Musulmans de sexe masculin, âgés de 21 ans et plus, et appartenant à certaines catégories socio-professionnelles, comme anciens officiers, diplômés, fonctionnaires, personnalités diverses, membres de la Légion d’Honneur. Mais cette ordonnance ne conférait pas le statut civil de droit commun et ne pouvait donc pas permettre de conserver la nationalité française après l’indépendance de l’Algérie.

La loi du 17 mai 1976 reconnaissait la citoyenneté française à tous les ressortissants d’Algérie. Mais ceux qui n’étaient pas régis par le statut civil de droit commun gardaient leur statut personnel.

8
mar 2008

J’ai longtemps réfléchi avant la parution de cet article et je demanderais à toutes les personnes qui me déposent un commentaire qu’elles le fassent objectivement. Certaines descriptions ou certaines phrases peuvent choquer, peuvent paraitre incompréhensibles, je suis à votre disposition pour y répondre. Je n’attaque personne, je veux seulement connaitre la vérité ET la faire connaitre à d’autres désireux de savoir. Trop d’actes restent cachés ; bien souvent la communauté pied-noir passe pour être responsable de cette guerre d’Algérie, c’est FAUX, totalement FAUX, les pieds-noirs ont subi, ils ont été trompés, ils ont cru en leur futur président qui n’a rien fait pour les sauver, bien au contraire.

Sachez que tous les commentaires déposés sont lus et si vous souhaitez une réponse, je le ferais, il vous suffira de revenir sur votre commentaire pour voir ma réponse.

L’ALGERIE DE 1830 à 1962

Ils sont partis contraints et forcés pour sauver leur vie, ils n’avaient pas le choix. Beaucoup trop de disparus, beaucoup trop de victimes, beaucoup trop d’êtres mutilés, beaucoup trop d’innocents restés là-bas, qu’ils soient femmes, enfants, hommes et personnes âgées ; ils n’avaient pas le droit de leur ôter la vie, de leur faire subir des atrocités que, nous, enfants de pieds-noirs, sommes loin d’imaginer.

L’histoire des pieds-noirs, elle aurait pu être belle, elle aurait pu faire partie des livres d’histoire de nos écoliers, au lieu de cela, elle est cachée, elle est tue, elle est à semi-dévoilée. Qui mieux que les pieds-noirs peuvent la raconter ? En tant que fille et petite fille de pieds-noirs, je vais essayer de vous la conter, avec la participation de ma famille, d’amis pieds-noirs et de toutes les sources glanées sur le web.

De 1830 à 1848, l’Algérie était une colonie française. Durant toute cette période, des combats ont eu lieu, avec plusieurs pertes d’hommes d’un côté comme de l’autre. L’Algérie devient alors partie intégrante du territoire français. Le gouvernement envoie des Français peupler l’Algérie. Ils doivent cultiver la terre, récolter des céréales, planter des légumes, des fruits, le sol peut être riche, le climat est bon pour l’agriculture. Les pays alentours, tel que l’Espagne, l’Italie, la Corse sont attirés par l’Algérie, ils viennent dans un premier temps pour explorer le pays, voir sa richesse, puis décide de faire venir leur famille sur ce sol nouveau. Les espagnols sont réputés pour être de bons travailleurs, autant les hommes que les femmes qui ne rechignent pas à la tâche ménagère. Je tiens à rajouter un détail extrêmement important : ce ne sont pas les pieds-noirs qui ont colonisé l’Algérie, c’est le gouvernement français de l’époque de 1830, les pieds-noirs sont seulement venus s’installer sur cette nouvelle terre, enfin autrefois, ils n’étaient pas encore pieds-noirs, ils étaient des étrangers, des Européens.

Certains Français ne supportant pas leur nouvelle vie, repartent en France, d’autres meurent de maladies comme le typhus, la malaria, le paludisme… ; il faut dire qu’à l’époque, il fallait tout bâtir, le travail était dur, il n’y avait pas ces machines ultra-modernes, non tout devait être fait à la main. Ces premiers habitants ont transformé le pays par la création de routes, d’écoles, de commerces tels que les pharmacies, les boulangeries…, les hôpitaux, l’arrivage de l’eau courante dans les maisons.Un petit bout de France se construit par-ci, par-là. Beaucoup d’hommes s’engagent dans l’armée française, signant sans cesse leur renouvellement et cela jusqu’à leur retraite. Entre temps, la guerre 14/18 s’impose plus que jamais, la France a besoin d’hommes, elle recrute dans tout le pays, que l’homme soit Français ou Algérien, il doit avant tout être Français et s’il ne l’est pas, il faudra obtenir la nationalité. Pour l’obtention de cette nationalité, une étude était menée sur le sujet demandeur : quelles étaient ses motivations, son sentiment vis à vis de la France, quelle existence il menait, ses relations, sa famille, son salaire, tout était extrêmement étudié. Enfin, la nationalité étant accordée à ces valeureux, les voilà partis faire le sale travail, comme on dit trop souvent.

Je vous cite l’exemple de mon grand oncle Joseph, pour lequel j’ai déjà écrit plusieurs articles. Né en Espagne en 1886, naturalisé Français en 1914, il part pour la Macédoine défendre la France, en disant à sa famille : pas de soucis, je reviendrais et cette guerre finira bien et bientôt. Il n’est jamais revenu, il est resté là-bas, sur une terre inconnue, comme tant d’autres, une fois de plus, l’exode est là ! Mon grand-père paternel a fait ses campagnes contre l’Allemagne du côté de Mulhouse, Vaux Chapitre, et le Bois des Loges. Mon grand-père maternel avait à peine deux ans quand la guerre a commencé. Enfin, tous ces hommes sont partis en chantant : c’est nous les Africains… certains avaient la peur au ventre mais pour défendre leur patrie, ils auraient donner leur vie et c’est ce qu’ils ont fait, les rescapés revenus sont meurtris, blessés, traumatisés ; qu’allait être leur vie après ça ? Malgré leurs blessures de guerre, il fallait travailler pour vivre, pour nourrir sa famille et travailler de leurs mains, à la sueur de leur front, faire un travail épuisant, harassant, tout cela pour gagner quelques francs par jour, une véritable misère ! Il faut se relever après cette grande guerre et donc construire le pays.

Arrive l’époque de nos parents, nés dans les années 1930/1940, la France occupe toujours l’Algérie, la guerre 14/18 est finie depuis longtemps mais la seconde guerre mondiale se profile à l’horizon entrainant de nouveaux départs pour le front. 16 % de la population algérienne part sauver la France, ce pourcentage étant bien plus important que celui de la métropole. De nouveau, les restrictions alimentaires, le couvre-feu, c’est à ce moment là qu’est parti mon grand-père maternel pour le Liban : quel est le rapport avec la France ? Je me le demande bien !

Nos parents grandissent et profitent de chaque instant, de chaque jour qui passe, ce sont leurs plus belles années. Ils découvrent la France par les livres à l’école, par les colonies de vacances qui se déroulent dans le Sud de la France, tout est fait, tout est dit pour embellir la France à leurs yeux. Et pourtant la bonne entente règne entre les deux communautés musulmanes et européennes, les coutumes sont différentes mais respectées de part et d’autre.

Les premières menaces contre le peuple pied-noir débutent en 1954. Il s’ensuit des assassinats d’hommes, de femmes, d’enfants, les attentats se multiplient : un pied-noir sort dans la rue, un algérien surgit, lui tranche la gorge et le laisse là, en train de se vider de son sang. Combien d’entre vous ont vécu ce genre de scène ? Des bébés, des nourrissons jetés avec une violence inouïe contre un mur afin de leur éclater le crâne, des enfants torturés, découpés, pendus à des crochets de boucherie afin qu’ils se vident de leur sang ! Pouvez-vous imaginer une telle scène ? Ce n’est pas un film, c’est la réalité telle qu’elle s’est déroulée sous leurs yeux, sous les yeux de mes parents, de leurs parents.

Et l’armée française dans tout ça, que fait-elle ? Le gouvernement ne sait plus ! Il tergiverse ! Il hésite ! Là aussi, que se passe-t-il ? Mai 1958, De Gaulle vient parler sur le territoire Algérien : son discours l’entraine tout en haut de l’échelle, pieds-noirs et musulmans réunis votent pour lui malgré les menaces du FLN contre le peuple musulman. Tous ont voté pour une Algérie Française mais une fois au pouvoir, De Gaulle retourne sa veste et trahit l’ensemble du peuple Algérien ; de ce fait, le FLN est libre de toute action sur le peuple pied-noir, l’armée française a pour ordre de ne plus défendre les européens et les musulmans favorables à l’Algérie Française et même plus de tirer sur les pieds-noirs, abattant ainsi des français ! C’était le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger !

Je parle là bien entendu des atrocités qu’ont subi les pieds-noirs mais ils ne sont pas restés là à attendre les bras croisés, eux aussi se sont battus pour défendre leur vie, eux aussi ont dû tuer pour survivre, pour protéger leur famille. Ils décident de se défendre et rejoignent l’OAS pour leur survie. L’armée française les ayant tout simplement abandonné à leur sort et ce d’autant plus que les barbouzes et les gardes mobiles étaient de connivence avec le FLN.

Quelques mois plus tard, un message est diffusé à la radio : ce message s’adresse à la communauté pied-noir qui doit choisir entre « la valise ou le cercueil. »

Là, pas le temps de se poser des questions, pas le temps de prévoir un déménagement, pas le temps d’aller à la banque pour retirer l’argent, chacun emporte avec lui ses souvenirs : photos de famille, photos des jours heureux, un livre, un cahier, un jouet, un cadre, une clé de maison, quelques vêtements, on ne sait pas quel temps il fait de l’autre côté de la Méditerranée. Direction la Sénia, embarquement par avion ou par bateau pour tous ceux qui y arriveront car là beaucoup de vies humaines vont disparaître de cette terre, envolées, on ne trouvera jamais leurs corps, que sont-ils devenus ? Puis, même à bord du bateau, nos parents n’étaient pas sauvés pour autant ! Des hommes armés montés à bord, choisissaient quelques personnes et voulaient les faire redescendre à terre ! Le commandant du bateau intervenait en leur faveur, les hommes armés redescendaient du navire et le commandant donnait l’ordre aussitôt de partir. Sans l’intervention de ces commandants de bateau, ces personnes ne seraient pas parmi nous aujourd’hui.

Les voilà tous à bord du bateau, regardant au lointain, la baie d’Oran disparaitre dans un nuage de fumée, à bord de l’avion, survolant la mer et la ville d’Oran où règne la cacophonie. Mais leur histoire ne s’arrête pas là ! Ils sont arrivés en France, accueillis comme des criminels, comme des moins que rien, leurs bagages encombrants stockés dans des containers avaient été largement trempés dans l’eau de mer, le peuple Français leur a tourné le dos, le gouvernement Français leur a tourné le dos ! Quel accueil chaleureux de la part du maire Gaston Deferre qui accueille des familles entières qui ont tout perdu par cette phrase ignoble : « que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs ! »

Le Mur des Disparus en Algérie a été inauguré le 24 et 25 novembre 2007, sur ce Mur, sont notés 3192 noms de personnes. Ainsi pour tous ceux qui ont un être cher disparu pendant les évènements, ils ont enfin un lieu de recueillement et un hommage leur a été rendu.

Enfin, le gouvernement français n’est pas tout blanc dans toute cette histoire, c’est pourquoi la vérité sur la guerre d’Algérie reste encore trop longtemps cachée ; elle se dévoile peu à peu malheureusement lorsqu’un film documentaire concernant l’Algérie Française passe sur les ondes, celui-ci est diffusé à une heure tardive de la nuit ! Qui va regarder ? Qui va écouter ? Où est la bande annonce qui va attirer l’audimat !

Enfin et pour finir, un petit mot pour rendre hommage également aux 150 000 harkis qui se sont battus au côté des pieds-noirs et qui ont été livrés cruellement au FLN.

Alors l’histoire des pieds-noirs est peut être compliquée à comprendre tout simplement car aucun livre digne de ce nom, ne relate l’histoire telle qu’elle a été vécue par les pieds-noirs eux mêmes.

2
mar 2008

AVous, tous les Pieds-Noirs
Vous avez su garder l’espoir
Malgré la douleur et la trahison
Vous vous êtes construits avec raison

Les larmes aux yeux
Et le soleil dans votre coeur
Vous êtes partis malheureux
Emportant un peu de bonheur

Des photos jaunies de votre passé
Retraçant votre histoire
Un souvenir, un livre, un jouet
Nous racontant ainsi votre mémoire

Fille de Pieds-Noirs et fière de l’être
Je suis ravie de vous connaitre
L’exode vous a tous dispersés
Et ensemble, vous rassemblez votre passé

6
fév 2008
Posté dans MA CUISINE PIED-NOIR par oran3644 à 1:25 | 5 réponses »

Je vais essayer au fur et à mesure de préparer ces recettes que j’ai appris avec Maman, non seulement d’insérer la photo du plat mais de vous l’écrire également.

Nous avons sûrement tous une recette plus ou moins différente, portant le même nom, ayant les mêmes origines, mais elle reste celle que nous avons appris avec nos parents et nos grands-parents.

  1. Les ingrédients :
    - 1 kg de farine
    - 1 verre de sucre
    - 1 verre d’huile
    - 1 verre de lait
    - 1 paquet de sucre vanillé
    - 1 paquet de levure chimique
    - 4 oeufs
    - du rhum

 

oreillettes.jpg
Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients ; travailler la pâte jusqu’à ce qu’elle devienne lisse et souple. Rouler-la en boule. Laisser reposer une heure au frais. Etaler la pâte au rouleau à patisserie (environ 3 mm d’épaisseur), découper des bandes de pâte. Si toutefois, la pâte était collante, rajouter un peu de farine, et bien sûr, fariner le plan de travail.

Faire dorer ces oreillettes dans un bain de friture.

Saupoudrer de sucre glace ou de sucre en poudre à la fin de la cuisson.

Régalez-vous et n’hésitez plus, gardons les traditions de nos parents et grands-parents.

3
fév 2008
Posté dans POESIE par oran3644 à 5:16 | Pas de réponses »

Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?

Le principal usage du tablier de Grand’mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides; et quand le temps était frais, Grand’mère s’en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux. En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l’heure de servir le repas, Grand’mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table. Grand’mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

26
oct 2007

Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,

Un pays méconnu juste au bord de la mer ;

Un pays dénigré et mal aimé à tort

Et pourtant un pays si extraordinaire !

Son chef-d’oeuvre voulu, la nature l’a fait

En fusionnant si bien le ciel, la terre et l’eau ;

Et c’est du succès de ce mélange parfait

Que mon pays du nord un beau jour est éclos !

Falaises et rochers, galets et golfes roux,

Dunes et sables chauds, tapis d’or de nos plages,

Sont saupoudrés de blanc lorsque la mer s’échoue

Et sont alors unis en un beau mariage !

Le vent du nord qui vient de la mer nous est doux :

Ce n’est qu’un souffle court son flux nous atteignant,

Comparé à ces vents mauvais qui rendent fou :

Le Mistral de Marseille, l’Autan de Perpignan !

Le soleil au-dessus de mon pays du nord

Dirige notre vie par toute sa magie ;

Il réchauffe nos cœurs et envahit nos corps,

Il dope notre esprit et crée notre énergie !

Au plus chaud de l’été, il dore les moissons ;

Il fait mûrir les fruits et rougir le raisin ;

Il sait pourtant doser sur nos peaux ses rayons

Pour ne pas nous brûler et conserver nos teints !

Notre terre du nord est si douce et légère,

Labourée, cultivée : labeur de nos aïeux,

Qui ont par leur travail su la rendre prospère

Quand elle était le lit d’un terrain rocailleux !

Les cultures du blé, des vignes et coton,

Les prairies, les jardins, les champs et les vallées

Et même les plateaux avec porcs et moutons

Étalent la force de notre volonté !

Notre esprit de progrès, de développement,

A modifié le sol, changé le paysage,

Améliorant la vie considérablement :

Voyez un peu nos ports, nos villes, nos villages !

Les gens du nord sont bons, accueillants, chaleureux,

Sous leurs airs suffisants, ils ont un très bon coeur

Et ils donneraient tout, étant très généreux,

Sauf leur identité, leur accent, leur honneur !

Ils ont le verbe haut, la parole facile,

Les phrases colorées venant de leur faconde !

Justement leur accent : il est indélébile

On le connaît partout aux quatre coins du monde !

Le parler imagé, de nous Français du nord,

Est fait d’un bienheureux mélange de cultures,

De nationalités, de langues et d’apports

Qui viennent enrichir aussi notre nature !

Et quand descend le soir, que s’allonge mon ombre

Sous le ciel infini où les astres scintillent,

Je parcours l’horizon et vois dans la pénombre

Que ma terre du nord est un joyau qui brille !

Ou quand très loin du nord, les yeux écarquillés,

Je vois dans les lueurs s’élevant vers le ciel,

De grands sapins de fer se mettant à briller,

Je me souviens du nord et des soirs de Noël !

Que verte est ma vallée quand l’herbe qui y pousse

Me permet d’espérer en faisant mon bonheur ;

Mais quand le vent forcit et qu’elle devient rousse

Pour ma terre du nord je crains un grand malheur !

Car quand le ciel rougeoie au-dessus de la plaine

Et que le vent de l’est ramène certains sons,

Je me demande si ces petits phénomènes

Ne sont pas le début de terribles frissons !

Et si j’étais un jour perfidement trahi,

Obligé de partir, d’éviter le tombeau,

Alors si je devais visiter cent pays,

Mon beau pays du nord resterait le plus beau !

Mais pour vous, quand je dis : « Mon beau pays du nord »,

C’est un malentendu, aussi je vous rassure,

Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,

Au nord, oui mais au nord, de l’Afrique bien sûr !

JOCELYN PERPIGNAN

13
sept 2007
Posté dans Oran, fille de pieds-noirs par oran3644 à 10:52 | 2 réponses »

NOS PARENTS

Nous n’avons qu’un Père et une Mère biologiques. Après, nous pouvons avoir des parents adoptifs en fonction de ce que nous réserve l’avenir. Un Père et une Mère nous apportent l’amour, la tendresse, la force, la détermination, c’est eux qui nous montrent le chemin à suivre et si l’on s’en écarte, ils ne sont pas fautifs. On ne récolte que ce que l’on sème. Voilà pourquoi, je détaillerais ce sujet en deux parties : ma Maman et mon Papa.

Une Maman : Elle est là pour aimer, pour apprendre, pour nous donner la vie. Elle nous apprend la vie et ses difficultés, le bien et le mal, Elle est toujours là pour nous écouter, Elle aussi a parfois des soucis mais ses enfants sont sa priorité. Une Maman donnerait sa vie pour son enfant. Une Maman, c’est un coeur tellement immense qu’elle donne sans compter tout son amour, sa tendresse, son affection à ses enfants, à ses petits enfants, à ses arrières petits enfants. Une Maman apaise la douleur, le chagrin, la tristesse. Une Maman console son ange, sans compter le temps, car le temps n’a pas d’importance, l’important dans la vie de cette Maman, c’est que ses enfants soient heureux en amour, heureux dans leur vie de tous les jours. Une Maman, c’est infini, elle ne s’arrête jamais et même à bout de force, elle pensera encore et toujours à sa propre chair.

A mon tour, je voudrais te dire tout simplement : MAMAN, JE T’AIME DE TOUT MON COEUR, je t’aime pour m’avoir donné la vie, pour m’avoir permis de devenir ce que je suis, c’est à dire une Maman.

Ainsi va le cycle de la VIE !!!!

Un Papa : c’est bien différent, Il nous donne la force, il nous aide face à l’adversité, il nous encourage dans nos efforts. Pour un Papa, une petite fille, c’est sa princesse ; un petit garçon, c’est sa continuité. Un Papa, on l’aime différemment. Il nous montre aussi le chemin de la vie, les difficultés à venir, Il nous aide à grandir, à devenir indépendant. Il nous pousse vers l’avant. Un Papa aime ses enfants à sa manière. Un Papa est moins démonstratif affectueusement mais à sa manière, il aime son enfant. Il donne ses conseils, et nous montre le chemin : le chemin de la Vie.

Alors pour remercier Ma Maman et toutes les Mamans du monde, je leur dédie cette poésie :

Une Maman

Une Maman, c’est une fleur,
Qui s’épanouit de bonheur,
Qui s’ouvre au lever du jour
Pour nous couvrir d’amour.

Une Maman, c’est un enchantement,
Un coeur qui aime tendrement,
C’est un rayon de soleil,
Qui m’éblouit et m’émerveille

Une Maman, c’est un sourire
Qu’elle donne contre un soupir
C’est un calin
Qui efface le chagrin.

Une Maman, c’est toute une Vie
Une Vie à l’infini
Un trésor de sentiments
Pour nous, ses enfants

A ma Maman, avec tout mon amour et mon affection

9
sept 2007
Posté dans Joseph MARTINEZ par oran3644 à 1:54 | 2 réponses »

Heureux ceux qui sont morts sur leur terre natale
Et dans l’ocre poussière ils reposent là-bas,
Ceux qui n’ont pas connu l’exil et les coups bas,
Ceux qui n’ont pas subi l’imposture fatale.

Heureux ceux qui sont morts pour leur terre natale,
Ceux qui se sont battus jusqu’au bout de leur foi,
Jusqu’au bout de leur rêve et bout de leur voix,
Ceux qui se sont couchés sous l’ultime rafale.

Heureux ceux qui sont morts victimes de la haine,
Qui sont resté debout parmi les reniements,
Ceux qui ont opposé la force du serment
Et gardé dans l’horreur la grâce souveraine.

Heureux ceux qui sont morts en gardant l’espérance
Car ils ont regardé la mort et sans trembler
Lui ont tendu la main quand leurs juges troublés
Sur ordre ont condamné les meilleurs fils de France.

Geneviève de T ernant
Juillet 2005

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