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Archive pour la catégorie 'Oran, fille de pieds-noirs'


Les souvenirs de ma Mère

6 avril, 2013
Oran, fille de pieds-noirs | Pas de réponses »

Après quelques années de silence mais toujours à l’écoute des livres, photos, documentaires, ou commentaires déposés sur mon blog, je vous invite à découvrir les souvenirs de ma Mère. Je me permettrais de poursuivre sur ses dernières phrases écrites, suite à de nouvelles informations reçues via le site de « Oran des années 50″ que je remercie par avance. Ma mère ayant noté ses premiers écrits dans un cahier, j’ai retranscrit mot à mot ses dires.

Valérie

LES SOUVENIRS DE MA MERE

Dans ce cahier vont se dérouler toutes les étapes dont je me souviens sur ma vie.

Naturellement, date de naissance : le 24 février 1944

De vraiment bébé, je ne me rappelle pas grand-chose à part que mon père par inadvertance (en ce moment ma mère était malade) m’a intoxiqué avec un biberon de lait et il a fallu que je boive du café noir (mais ceci, c’est ce que j’ai entendu me dire)

 

Ensuite vint les années scolaires où je fus quand même une élève disons d’un niveau assez bon (surtout en math et en français). Je me souviens déjà petite lorsque j’allais au cours élémentaire, 2ème année (CE2) je fus un jour renversée par la voiture de ma maitresse, mais c’était un peu ma faute car je sortis en courant de la cour d’école dans la rue. Ce ne fut rien de grave, que de la  peur. Ce dont je me souviens de cette maitresse (Mme Rigal) c’est qu’elle nous punissait  assez sévèrement (règle sur le bout des doigts) et en plus nous sortait des surnoms ce qui ne plaisait toujours pas. Enfin on finit par oublier.

J’ai redoublé mon CM2 car échec à l’examen d’entrée en 6ème.

Puis  de la 6ème à la 3ème, tout s’est bien déroulé au point de vue niveau scolaire, beaucoup de timidité de la primaire jusqu’en 4ème. Et je me suis disons un peu dissipée en 3ème sans nuire à ma  scolarité. Mais le jour  du BEP, de nos jours BEPC, nouvel échec à l’oral vue ma timidité impossible de sortir un mot devant les professeurs qui  m’interrogeaient. Je ne regrette rien au niveau études car aujourd’hui encore tout ce dont j’ai appris durant ma jeunesse me sert actuellement pour pouvoir guider mes enfants (5) dans leurs études, du moins  jusqu’en 3ème.

Au point de vue amusement, cela s’est bien déroulé, j’avais mes amies avec lesquelles nous passions d’agréables moments à divers jeux d’enfants. Et comme certains enfants j’allais en colonie de vacances durant les périodes de vacances scolaires en été. J’ai été deux années de suite à Aïn El Turc en Algérie (9 et 10 ans) et de 11 à 15 ans en colonie en France avec les religieuses. Pour moi ce fut mes meilleurs moments même à l’époque d’aujourd’hui, il m’arrive encore de m’imaginer l’endroit de mes vacances du côté de Castres dans un grand château au milieu de forêts, ruisseaux, verdures, bref tout cela était un  enchantement à ne point  oublier. Il  m’arrive même la  nuit dans mes rêves de me retrouver dans ce site merveilleux.

J’ai fait mes communions privée et solennelle puis ma confirmation puis j’ai continué à aller à la messe le dimanche jusqu’en 1962 date de mon rapatriement en France. Je ne sais pour quelle raison, j’ai arrêté nettement la cérémonie de la messe du dimanche peut être par timidité car je ne connaissais personne en France ou seulement par paresse. Mais toujours est-il que j’ai gardé la foi catholique et c’est ce que j’essaie d’enseigner à mes enfants malgré la réticence de mon mari à ce sujet.

Toutes les années où mes vacances se passaient en France, il se trouvait un  moment où pendant 4 à 5 jours, nous allions toute la colonie faire un séjour à Lourdes, lieu de prière. Cela aussi pour moi fut d’une grandiose beauté surtout les processions nocturnes. Où sont passées ces belles années ? Loin très loin derrière ! Mais il reste les souvenirs et c’est formidable.

J’avais 16 ans quand  ma sœur Raymonde s’est mariée. Et déjà je connaissais celui qui allait être mon futur mari. Mais en ce moment, je ne pensais point du tout à lui. Il faut vous dire que mon beau frère et mon mari sont des amis d’enfance ; ils étaient du même quartier, et naturellement quand ma sœur a fréquenté son futur mari, c’est là que j’ai connu Claude car avec mes parents chaque fois que ma sœur sortait avec son fiancé,  il fallait emmener la petite sœur derrière elle, et c’est moi qui en avait la plupart  du temps cette corvée, je ne m’en plaignais pas car je sortais souvent (cinéma et autres sorties).

Quand j’ai fini mes études scolaires c’est-à-dire après l’échec du BEPC, mes parents m’ont permis d’aller en école payante pour suivre des cours de sténo-dactylo, cela me plaisait très bien et j’étais dans les premières en note.

Mais naturellement il  y avait la guerre d’Algérie et après avoir obtenu mes diplômes il a fallu être rapatrié en France.

 

Je peux dire que durant la période où j’allais en cours de sténo-dactylo, je me suis très bien amusée, j’ai peut être un peu honte de le dire mais c’est à 17 ans que j’ai commencé à prendre le  bus pour aller en ville me rendre à mes cours. Je me sentais bien, en liberté quoi. Avec une amie Michelle que j’avais on plaisantait en embêtant les garçons qui parfois nous poursuivaient dans leur voiture derrière le bus jusqu’à notre descente de bus et après avec mon amie Michelle on se cachait pour ne pas que les garçons nous suivent. 

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Ces écrits s’arrêtent ici. Peut être poursuivra-t-elle ? Je ne peux le dire aujourd’hui. Je suis allée rendre visite à mes parents pour les vacances de février 2013. Après avoir relancé Maman sur ses souvenirs, elle m’a confié avoir commencé à écrire, soudain ma  curiosité a pris le dessus, j’avais envie de la lire, j’avais un besoin de découvrir son univers passé.

A la fin de la lecture, j’ai évoqué le souvenir de Michelle, son amie d’enfance, pour laquelle j’avais déjà tenté une première recherche, toujours via le site « Oran des années 50″ mais malheureusement à cette période, le message était restée sans réponse. Les années ont passé. Le jeudi de l’Ascension rassemblant chaque année les Pieds-Noirs d’Algérie créant ainsi de nouvelles rencontres entre eux, de nouveaux souvenirs, des anecdotes, je décidais de retenter ma chance auprès du site en relançant ma bouteille à la mer avec un ultime espoir de retrouver Michelle RODRIGUEZ, j’avais sa photo sur ce même site, j’avais une chance de la retrouver.

Je postais donc mon message. Je reçus aussitôt une réponse, le téléphone Pied-Noir était activé et je reçus aussitôt d’autres réponses. Malheureusement mes premières données n’étaient pas totalement justes, je rediscutais avec Maman qui ne se souvenait plus trop bien, puis j’ai retenté. Puis j’ai eu un mail de Norbert qui disait avoir une soeur Michelle, que c’était bien elle qui figurait sur la photo mais que celle-ci malheureusement était partie à l’âge de 44 ans. Lorsque j’ai lu ce message à Maman, elle avait les larmes aux yeux, que faire ? Je décidais de laisser Maman tranquille, dans ses pensées, puis plus tard, je lui dis : « que veux-tu que je fasse ? Je lui téléphone ? » Non elle n’aurait pas su quoi dire. Je lui dis donc qu’en retournant à Lyon, j’appellerai Norbert.

Retour à Lyon quelques jours après, je téléphonais à Norbert, c’est toujours non pas gênant, ni angoissant, ni stressant d’appeler une personne que l’on ne connait pas, je ne saurais dire quel est ce sentiment ressenti à ce moment là. Une joie et une tristesse mêlées ! La joie d’avoir retrouvée la trace de Michelle après des années où ma Mère pensait à elle, me parlait d’elle et apprendre qu’elle n’est plus de ce monde, ne jamais la revoir pour évoquer le passé. Il ne reste effectivement que les souvenirs. Après avoir discuté avec Norbert, je transmis les informations reçues à ma Mère qui restait sans voix. Elle aurait tant aimé revoir Michelle à un jeudi de l’Ascension. Ma Mère fait souvent ce rêve qui la transporte dans sa maison à Maraval, elle est là dans son jardin, au milieu des marguerites, elle revoit sa rue, son école, tout reste bien ancrée dans sa mémoire…

Je pense souvent à mes parents, je pense à tous les Pieds-Noirs partis de cette Algérie Française, qui petit à petit disparaisse, ne laissant derrière eux, aucune trace et d’autres transmettent leur histoire, leurs jeux, les souvenirs des fêtes, de l’école, des colonies et bien d’autres encore.

La nostalgie me gagne, je tiens à transmettre ce passé qui est cher à mon coeur, à mes propres garçons, ils le savent. Ils me posent parfois des questions, auxquelles je peux leur répondre, je leur raconte des histoires vécues en souhaitant qu’un jour ils perpétuent ce passé.

RECHERCHE DE TEMOIGNAGES AUPRES DES APPELES DE LA GUERRE D’ALGERIE

7 octobre, 2010
Oran, fille de pieds-noirs | 1 réponse »

Bonsoir,

Ce soir, j’aimerai donner la parole aux appelés du contingent de la guerre d’Algérie qui, comme Daniel lors de nos échanges internes, m’a transmis son parcours militaire ainsi que des photos (voir mon article précédent : des photos de là-bas).

Je souhaite que vous me fassiez part de votre histoire, de vos témoignages, de votre ressenti face à la situation vécue. Bien entendu,  si vous êtes d’accord publier le tout, ici sous un article que je nommerais : vos témoignages ; votre vie durant ces années de guerre et si vous souhaitez que vos articles restent anonymes, je respecterais votre choix. Laissez moi vos commentaires, une fois qu’ils seront validés, ils paraitront sur le site, sans validation de ma part, ils ne paraissent pas, donc vous avez toute ma confiance concernant un éventuel anonymat.

 

Mon père qui a participé à cette guerre également, m’en a vaguement parlé, les larmes aux yeux, mais à quoi bon remuer le passé me direz-vous ? Je ne remue pas le passé et je ne veux surtout pas que ce passé vous fasse revivre de mauvais souvenirs, faites comme bon vous semble, parlez moi avec votre coeur même si la période vécue a été difficile, vous avez dû avoir aussi de bon moments.

 

A présent, je vous laisse juge de prendre contact avec moi.

 

1961/62-DES PHOTOS DE LA-BAS

11 août, 2010
Oran, fille de pieds-noirs | Pas de réponses »

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J’ai reçu il y a quelques mois un message de Daniel CHAUSSIN, ex-appelé, qui se demandait sur quel site il était tombé, il avait envie de communiquer, j’avais donc décidé de lui répondre, ce que je fis. Par la suite, il me dit avoir des photos du temps de son incorporation pendant la guerre d’Algérie, bien entendu, j’étais heureuse de voir et avoir ces photos par mail. Avec son autorisation, je poste donc les photos de Daniel, sous le titre de : 1961/62-DES PHOTOS DE LA-BAS.

Pour reprendre l’histoire de Daniel, j’ai tout simplement recopié ses mots, ses phrases, afin de ne pas modifier son histoire, je vous laisse donc la lire :

J’ai été incorporé le jour de mes 20 ans en Janvier 1961, et libéré fin Décembre 1962. Les dates que je crois avoir retenues, c’est le 19 Mars 1962, et le 4 Juillet 1962. J’ai de très bons souvenirs, et d’autres atroces. Ces 24 mois se sont répartis en 4 phases et autant d’endroits :

 

-Mostaganem, rien de particulier, chauffeur en service autos.

 

-Aïn Tédéles, chauffeur, encore, au PC bataillon, gros véhicules opérationnels.

-Oran, patrouilles dans le quartier européen, complètement inutiles, jusqu’au 3 ou 4 Juillet 1962, date à laquelle « ponce-pilate-De Gaulle » a tout plaqué et donné des ordres de répression féroces, assisté par Massu et consorts, et que nous avons laissé la place libre. ( la conséquence c’est que les pieds noirs étaient jetés aux chiens)

 

-Aïn Témouchent, en section, caporal, enfer disciplinaire pour cause d’indépendance.

Vous me dites n’en vouloir à personne, mais lors de mon retour, j’étais « intoxiqué » par les évènements vécus, j’ai lu Yves Courrière (historien) et Jean Lartéguy (romancier proche du réel). J’ai tout recoupé, j’ai une idée de l’ensemble de cette période que j’ai retrouvée antérieurement grâce aux récits trouvés chez Yves Courrière. Jean Lartéguy journaliste en Indochine parlait du « mal Jaune », j’étais marqué par le « mal brun ». J’en ai souffert plusieurs années et maintenant encore, mes souvenirs sont très vifs, celui le plus douloureux, c’est le 4 Juillet 1962, sur la terrasse du Lycée Ardaillon. Les équipes de l’ALN qui ont investi le quartier européen, éliminant tout ce qui n’était pas musulman, avec une très grande sauvagerie. Nos officiers et sous officiers ont eu bien du mal à nous contenir, et aucun nous a dit qu’il exécutait les ordres de bon coeur. Cette position à Oran, m’a fait connaitre La Sénia, et Mers El Kébir. Je n’ai pas encore retrouvé toutes mes photos, mais j’ai celles de l’exode à Mers El Kébir. D’Oran, je n’ai de souvenir que de ce Boulevard qui montait jusqu’au Lycée Ardaillon, en passant devant le Lycée Lamoricière où était cantonnée une autre de nos compagnies. Quand je suis revenu chez mes parents, j’ai retrouvé leur appartement de 16m2, je me suis senti petit, j’avais vécu des moments très intenses, j’étais  devenu pro-pieds-noirs. C’est là que je me suis jeté sur la littérature dont je parle plus haut.

Pendant l’une de mes « périodes », à Aïn Tédélès, l’ambiance du petit village prêtait à contacts avec les pieds-noirs. (je n’ai connu aucun arabe scolarisé pendant 24 mois) il y avait des (grandes) jeunes filles qui étaient inquiètes pour leur avenir, et qui regardaient les appelés avec les yeux de Chimène. Un viticulteur qui avait trois filles nous prêtait son garage pour des après midi dansants le Dimanche, avec un oeil à l’extérieur pour prévenir un éventuel attentat. Ils s’appelaient Hernandez, et il y avait sur la place, le petit bistro « Chez Mimile Ramirez », avec Mimile accoudé à son « zinc », pétillant de sympathie.

 

 Pour terminer, je rajouterai ceci : Daniel parle avec son coeur. Jusqu’à présent, j’ai découvert via le net, beaucoup de sites de pieds-noirs relatant leur enfance, leur histoire, la guerre d’Algérie, j’ai vu des photos, des vidéos, j’ai discuté avec des pieds-noirs parfaitement inconnus pour moi, vous avez tous votre histoire, qui est celle de mes parents et l’arrivée de Daniel avec ses souvenirs rejoint notre histoire. Je le remercie donc pour le partage de ses photos et de son récit.

 

 

L’ALGERIE DE 1830 à 1962

8 mars, 2008
Oran, fille de pieds-noirs | 8 réponses »

J’ai longtemps réfléchi avant la parution de cet article et je demanderais à toutes les personnes qui me déposent un commentaire qu’elles le fassent objectivement. Certaines descriptions ou certaines phrases peuvent choquer, peuvent paraitre incompréhensibles, je suis à votre disposition pour y répondre. Je n’attaque personne, je veux seulement connaitre la vérité ET la faire connaitre à d’autres désireux de savoir. Trop d’actes restent cachés ; bien souvent la communauté pied-noir passe pour être responsable de cette guerre d’Algérie, c’est FAUX, totalement FAUX, les pieds-noirs ont subi, ils ont été trompés, ils ont cru en leur futur président qui n’a rien fait pour les sauver, bien au contraire.

Sachez que tous les commentaires déposés sont lus et si vous souhaitez une réponse, je le ferais, il vous suffira de revenir sur votre commentaire pour voir ma réponse.

L’ALGERIE DE 1830 à 1962

Ils sont partis contraints et forcés pour sauver leur vie, ils n’avaient pas le choix. Beaucoup trop de disparus, beaucoup trop de victimes, beaucoup trop d’êtres mutilés, beaucoup trop d’innocents restés là-bas, qu’ils soient femmes, enfants, hommes et personnes âgées ; ils n’avaient pas le droit de leur ôter la vie, de leur faire subir des atrocités que, nous, enfants de pieds-noirs, sommes loin d’imaginer.

L’histoire des pieds-noirs, elle aurait pu être belle, elle aurait pu faire partie des livres d’histoire de nos écoliers, au lieu de cela, elle est cachée, elle est tue, elle est à semi-dévoilée. Qui mieux que les pieds-noirs peuvent la raconter ? En tant que fille et petite fille de pieds-noirs, je vais essayer de vous la conter, avec la participation de ma famille, d’amis pieds-noirs et de toutes les sources glanées sur le web.

De 1830 à 1848, l’Algérie était une colonie française. Durant toute cette période, des combats ont eu lieu, avec plusieurs pertes d’hommes d’un côté comme de l’autre. L’Algérie devient alors partie intégrante du territoire français. Le gouvernement envoie des Français peupler l’Algérie. Ils doivent cultiver la terre, récolter des céréales, planter des légumes, des fruits, le sol peut être riche, le climat est bon pour l’agriculture. Les pays alentours, tel que l’Espagne, l’Italie, la Corse sont attirés par l’Algérie, ils viennent dans un premier temps pour explorer le pays, voir sa richesse, puis décide de faire venir leur famille sur ce sol nouveau. Les espagnols sont réputés pour être de bons travailleurs, autant les hommes que les femmes qui ne rechignent pas à la tâche ménagère. Je tiens à rajouter un détail extrêmement important : ce ne sont pas les pieds-noirs qui ont colonisé l’Algérie, c’est le gouvernement français de l’époque de 1830, les pieds-noirs sont seulement venus s’installer sur cette nouvelle terre, enfin autrefois, ils n’étaient pas encore pieds-noirs, ils étaient des étrangers, des Européens.

Certains Français ne supportant pas leur nouvelle vie, repartent en France, d’autres meurent de maladies comme le typhus, la malaria, le paludisme… ; il faut dire qu’à l’époque, il fallait tout bâtir, le travail était dur, il n’y avait pas ces machines ultra-modernes, non tout devait être fait à la main. Ces premiers habitants ont transformé le pays par la création de routes, d’écoles, de commerces tels que les pharmacies, les boulangeries…, les hôpitaux, l’arrivage de l’eau courante dans les maisons.Un petit bout de France se construit par-ci, par-là. Beaucoup d’hommes s’engagent dans l’armée française, signant sans cesse leur renouvellement et cela jusqu’à leur retraite. Entre temps, la guerre 14/18 s’impose plus que jamais, la France a besoin d’hommes, elle recrute dans tout le pays, que l’homme soit Français ou Algérien, il doit avant tout être Français et s’il ne l’est pas, il faudra obtenir la nationalité. Pour l’obtention de cette nationalité, une étude était menée sur le sujet demandeur : quelles étaient ses motivations, son sentiment vis à vis de la France, quelle existence il menait, ses relations, sa famille, son salaire, tout était extrêmement étudié. Enfin, la nationalité étant accordée à ces valeureux, les voilà partis faire le sale travail, comme on dit trop souvent.

Je vous cite l’exemple de mon grand oncle Joseph, pour lequel j’ai déjà écrit plusieurs articles. Né en Espagne en 1886, naturalisé Français en 1914, il part pour la Macédoine défendre la France, en disant à sa famille : pas de soucis, je reviendrais et cette guerre finira bien et bientôt. Il n’est jamais revenu, il est resté là-bas, sur une terre inconnue, comme tant d’autres, une fois de plus, l’exode est là ! Mon grand-père paternel a fait ses campagnes contre l’Allemagne du côté de Mulhouse, Vaux Chapitre, et le Bois des Loges. Mon grand-père maternel avait à peine deux ans quand la guerre a commencé. Enfin, tous ces hommes sont partis en chantant : c’est nous les Africains… certains avaient la peur au ventre mais pour défendre leur patrie, ils auraient donner leur vie et c’est ce qu’ils ont fait, les rescapés revenus sont meurtris, blessés, traumatisés ; qu’allait être leur vie après ça ? Malgré leurs blessures de guerre, il fallait travailler pour vivre, pour nourrir sa famille et travailler de leurs mains, à la sueur de leur front, faire un travail épuisant, harassant, tout cela pour gagner quelques francs par jour, une véritable misère ! Il faut se relever après cette grande guerre et donc construire le pays.

Arrive l’époque de nos parents, nés dans les années 1930/1940, la France occupe toujours l’Algérie, la guerre 14/18 est finie depuis longtemps mais la seconde guerre mondiale se profile à l’horizon entrainant de nouveaux départs pour le front. 16 % de la population algérienne part sauver la France, ce pourcentage étant bien plus important que celui de la métropole. De nouveau, les restrictions alimentaires, le couvre-feu, c’est à ce moment là qu’est parti mon grand-père maternel pour le Liban : quel est le rapport avec la France ? Je me le demande bien !

Nos parents grandissent et profitent de chaque instant, de chaque jour qui passe, ce sont leurs plus belles années. Ils découvrent la France par les livres à l’école, par les colonies de vacances qui se déroulent dans le Sud de la France, tout est fait, tout est dit pour embellir la France à leurs yeux. Et pourtant la bonne entente règne entre les deux communautés musulmanes et européennes, les coutumes sont différentes mais respectées de part et d’autre.

Les premières menaces contre le peuple pied-noir débutent en 1954. Il s’ensuit des assassinats d’hommes, de femmes, d’enfants, les attentats se multiplient : un pied-noir sort dans la rue, un algérien surgit, lui tranche la gorge et le laisse là, en train de se vider de son sang. Combien d’entre vous ont vécu ce genre de scène ? Des bébés, des nourrissons jetés avec une violence inouïe contre un mur afin de leur éclater le crâne, des enfants torturés, découpés, pendus à des crochets de boucherie afin qu’ils se vident de leur sang ! Pouvez-vous imaginer une telle scène ? Ce n’est pas un film, c’est la réalité telle qu’elle s’est déroulée sous leurs yeux, sous les yeux de mes parents, de leurs parents.

Et l’armée française dans tout ça, que fait-elle ? Le gouvernement ne sait plus ! Il tergiverse ! Il hésite ! Là aussi, que se passe-t-il ? Mai 1958, De Gaulle vient parler sur le territoire Algérien : son discours l’entraine tout en haut de l’échelle, pieds-noirs et musulmans réunis votent pour lui malgré les menaces du FLN contre le peuple musulman. Tous ont voté pour une Algérie Française mais une fois au pouvoir, De Gaulle retourne sa veste et trahit l’ensemble du peuple Algérien ; de ce fait, le FLN est libre de toute action sur le peuple pied-noir, l’armée française a pour ordre de ne plus défendre les européens et les musulmans favorables à l’Algérie Française et même plus de tirer sur les pieds-noirs, abattant ainsi des français ! C’était le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger !

Je parle là bien entendu des atrocités qu’ont subi les pieds-noirs mais ils ne sont pas restés là à attendre les bras croisés, eux aussi se sont battus pour défendre leur vie, eux aussi ont dû tuer pour survivre, pour protéger leur famille. Ils décident de se défendre et rejoignent l’OAS pour leur survie. L’armée française les ayant tout simplement abandonné à leur sort et ce d’autant plus que les barbouzes et les gardes mobiles étaient de connivence avec le FLN.

Quelques mois plus tard, un message est diffusé à la radio : ce message s’adresse à la communauté pied-noir qui doit choisir entre « la valise ou le cercueil. »

Là, pas le temps de se poser des questions, pas le temps de prévoir un déménagement, pas le temps d’aller à la banque pour retirer l’argent, chacun emporte avec lui ses souvenirs : photos de famille, photos des jours heureux, un livre, un cahier, un jouet, un cadre, une clé de maison, quelques vêtements, on ne sait pas quel temps il fait de l’autre côté de la Méditerranée. Direction la Sénia, embarquement par avion ou par bateau pour tous ceux qui y arriveront car là beaucoup de vies humaines vont disparaître de cette terre, envolées, on ne trouvera jamais leurs corps, que sont-ils devenus ? Puis, même à bord du bateau, nos parents n’étaient pas sauvés pour autant ! Des hommes armés montés à bord, choisissaient quelques personnes et voulaient les faire redescendre à terre ! Le commandant du bateau intervenait en leur faveur, les hommes armés redescendaient du navire et le commandant donnait l’ordre aussitôt de partir. Sans l’intervention de ces commandants de bateau, ces personnes ne seraient pas parmi nous aujourd’hui.

Les voilà tous à bord du bateau, regardant au lointain, la baie d’Oran disparaitre dans un nuage de fumée, à bord de l’avion, survolant la mer et la ville d’Oran où règne la cacophonie. Mais leur histoire ne s’arrête pas là ! Ils sont arrivés en France, accueillis comme des criminels, comme des moins que rien, leurs bagages encombrants stockés dans des containers avaient été largement trempés dans l’eau de mer, le peuple Français leur a tourné le dos, le gouvernement Français leur a tourné le dos ! Quel accueil chaleureux de la part du maire Gaston Deferre qui accueille des familles entières qui ont tout perdu par cette phrase ignoble : « que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs ! »

Le Mur des Disparus en Algérie a été inauguré le 24 et 25 novembre 2007, sur ce Mur, sont notés 3192 noms de personnes. Ainsi pour tous ceux qui ont un être cher disparu pendant les évènements, ils ont enfin un lieu de recueillement et un hommage leur a été rendu.

Enfin, le gouvernement français n’est pas tout blanc dans toute cette histoire, c’est pourquoi la vérité sur la guerre d’Algérie reste encore trop longtemps cachée ; elle se dévoile peu à peu malheureusement lorsqu’un film documentaire concernant l’Algérie Française passe sur les ondes, celui-ci est diffusé à une heure tardive de la nuit ! Qui va regarder ? Qui va écouter ? Où est la bande annonce qui va attirer l’audimat !

Enfin et pour finir, un petit mot pour rendre hommage également aux 150 000 harkis qui se sont battus au côté des pieds-noirs et qui ont été livrés cruellement au FLN.

Alors l’histoire des pieds-noirs est peut être compliquée à comprendre tout simplement car aucun livre digne de ce nom, ne relate l’histoire telle qu’elle a été vécue par les pieds-noirs eux mêmes.

A VOUS TOUS LES PIEDS-NOIRS

2 mars, 2008
Oran, fille de pieds-noirs, POESIE | 4 réponses »

AVous, tous les Pieds-Noirs
Vous avez su garder l’espoir
Malgré la douleur et la trahison
Vous vous êtes construits avec raison

Les larmes aux yeux
Et le soleil dans votre coeur
Vous êtes partis malheureux
Emportant un peu de bonheur

Des photos jaunies de votre passé
Retraçant votre histoire
Un souvenir, un livre, un jouet
Nous racontant ainsi votre mémoire

Fille de Pieds-Noirs et fière de l’être
Je suis ravie de vous connaitre
L’exode vous a tous dispersés
Et ensemble, vous rassemblez votre passé

MON BEAU PAYS DU NORD

26 octobre, 2007
Oran, fille de pieds-noirs | 4 réponses »

Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,

Un pays méconnu juste au bord de la mer ;

Un pays dénigré et mal aimé à tort

Et pourtant un pays si extraordinaire !

Son chef-d’oeuvre voulu, la nature l’a fait

En fusionnant si bien le ciel, la terre et l’eau ;

Et c’est du succès de ce mélange parfait

Que mon pays du nord un beau jour est éclos !

Falaises et rochers, galets et golfes roux,

Dunes et sables chauds, tapis d’or de nos plages,

Sont saupoudrés de blanc lorsque la mer s’échoue

Et sont alors unis en un beau mariage !

Le vent du nord qui vient de la mer nous est doux :

Ce n’est qu’un souffle court son flux nous atteignant,

Comparé à ces vents mauvais qui rendent fou :

Le Mistral de Marseille, l’Autan de Perpignan !

Le soleil au-dessus de mon pays du nord

Dirige notre vie par toute sa magie ;

Il réchauffe nos cœurs et envahit nos corps,

Il dope notre esprit et crée notre énergie !

Au plus chaud de l’été, il dore les moissons ;

Il fait mûrir les fruits et rougir le raisin ;

Il sait pourtant doser sur nos peaux ses rayons

Pour ne pas nous brûler et conserver nos teints !

Notre terre du nord est si douce et légère,

Labourée, cultivée : labeur de nos aïeux,

Qui ont par leur travail su la rendre prospère

Quand elle était le lit d’un terrain rocailleux !

Les cultures du blé, des vignes et coton,

Les prairies, les jardins, les champs et les vallées

Et même les plateaux avec porcs et moutons

Étalent la force de notre volonté !

Notre esprit de progrès, de développement,

A modifié le sol, changé le paysage,

Améliorant la vie considérablement :

Voyez un peu nos ports, nos villes, nos villages !

Les gens du nord sont bons, accueillants, chaleureux,

Sous leurs airs suffisants, ils ont un très bon coeur

Et ils donneraient tout, étant très généreux,

Sauf leur identité, leur accent, leur honneur !

Ils ont le verbe haut, la parole facile,

Les phrases colorées venant de leur faconde !

Justement leur accent : il est indélébile

On le connaît partout aux quatre coins du monde !

Le parler imagé, de nous Français du nord,

Est fait d’un bienheureux mélange de cultures,

De nationalités, de langues et d’apports

Qui viennent enrichir aussi notre nature !

Et quand descend le soir, que s’allonge mon ombre

Sous le ciel infini où les astres scintillent,

Je parcours l’horizon et vois dans la pénombre

Que ma terre du nord est un joyau qui brille !

Ou quand très loin du nord, les yeux écarquillés,

Je vois dans les lueurs s’élevant vers le ciel,

De grands sapins de fer se mettant à briller,

Je me souviens du nord et des soirs de Noël !

Que verte est ma vallée quand l’herbe qui y pousse

Me permet d’espérer en faisant mon bonheur ;

Mais quand le vent forcit et qu’elle devient rousse

Pour ma terre du nord je crains un grand malheur !

Car quand le ciel rougeoie au-dessus de la plaine

Et que le vent de l’est ramène certains sons,

Je me demande si ces petits phénomènes

Ne sont pas le début de terribles frissons !

Et si j’étais un jour perfidement trahi,

Obligé de partir, d’éviter le tombeau,

Alors si je devais visiter cent pays,

Mon beau pays du nord resterait le plus beau !

Mais pour vous, quand je dis : « Mon beau pays du nord »,

C’est un malentendu, aussi je vous rassure,

Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,

Au nord, oui mais au nord, de l’Afrique bien sûr !

JOCELYN PERPIGNAN

A MES PARENTS

13 septembre, 2007
Oran, fille de pieds-noirs | 2 réponses »

NOS PARENTS

Nous n’avons qu’un Père et une Mère biologiques. Après, nous pouvons avoir des parents adoptifs en fonction de ce que nous réserve l’avenir. Un Père et une Mère nous apportent l’amour, la tendresse, la force, la détermination, c’est eux qui nous montrent le chemin à suivre et si l’on s’en écarte, ils ne sont pas fautifs. On ne récolte que ce que l’on sème. Voilà pourquoi, je détaillerais ce sujet en deux parties : ma Maman et mon Papa.

Une Maman : Elle est là pour aimer, pour apprendre, pour nous donner la vie. Elle nous apprend la vie et ses difficultés, le bien et le mal, Elle est toujours là pour nous écouter, Elle aussi a parfois des soucis mais ses enfants sont sa priorité. Une Maman donnerait sa vie pour son enfant. Une Maman, c’est un coeur tellement immense qu’elle donne sans compter tout son amour, sa tendresse, son affection à ses enfants, à ses petits enfants, à ses arrières petits enfants. Une Maman apaise la douleur, le chagrin, la tristesse. Une Maman console son ange, sans compter le temps, car le temps n’a pas d’importance, l’important dans la vie de cette Maman, c’est que ses enfants soient heureux en amour, heureux dans leur vie de tous les jours. Une Maman, c’est infini, elle ne s’arrête jamais et même à bout de force, elle pensera encore et toujours à sa propre chair.

A mon tour, je voudrais te dire tout simplement : MAMAN, JE T’AIME DE TOUT MON COEUR, je t’aime pour m’avoir donné la vie, pour m’avoir permis de devenir ce que je suis, c’est à dire une Maman.

Ainsi va le cycle de la VIE !!!!

Un Papa : c’est bien différent, Il nous donne la force, il nous aide face à l’adversité, il nous encourage dans nos efforts. Pour un Papa, une petite fille, c’est sa princesse ; un petit garçon, c’est sa continuité. Un Papa, on l’aime différemment. Il nous montre aussi le chemin de la vie, les difficultés à venir, Il nous aide à grandir, à devenir indépendant. Il nous pousse vers l’avant. Un Papa aime ses enfants à sa manière. Un Papa est moins démonstratif affectueusement mais à sa manière, il aime son enfant. Il donne ses conseils, et nous montre le chemin : le chemin de la Vie.

Alors pour remercier Ma Maman et toutes les Mamans du monde, je leur dédie cette poésie :

Une Maman

Une Maman, c’est une fleur,
Qui s’épanouit de bonheur,
Qui s’ouvre au lever du jour
Pour nous couvrir d’amour.

Une Maman, c’est un enchantement,
Un coeur qui aime tendrement,
C’est un rayon de soleil,
Qui m’éblouit et m’émerveille

Une Maman, c’est un sourire
Qu’elle donne contre un soupir
C’est un calin
Qui efface le chagrin.

Une Maman, c’est toute une Vie
Une Vie à l’infini
Un trésor de sentiments
Pour nous, ses enfants

A ma Maman, avec tout mon amour et mon affection

L’ENFANT DE STRASBOURG

8 septembre, 2007
Oran, fille de pieds-noirs | 4 réponses »

POUR MA MAMAN

En souvenir de tes jours de colonie de vacances et pour nous, tes 5 enfants, berceuse que tu nous as chanté et que tu continues à chanter pour tes petits enfants.

Je la chante assez régulièrement pour Arnaud et Mathias, lorsque nous sommes en voiture, et si j’oublie de la chanter, Arnaud me dit :

« tu nous chantes la chanson de Mamie Jojo »

Alors pour ne qu’elle ne sombre pas dans l’oubli et pour tous ceux qui visiteront mon blog, peut-être qu’elle vous rappellera vos souvenirs d’enfance !!!

L’ENFANT DE STRASBOURG

La neige tombe aux portes de l’église
Où est assise une enfant de Strasbourg
Elle reste là, malgré le froid, la bise,
Elle reste là, malgré le froid du jour.

Un homme passe, à la fillette donne,
Elle reconnut l’uniforme allemand
Elle refusa l’aumône qu’on lui donne,
A l’officier, elle dit fièrement :

Gardez votre or, je garde ma souffrance,
Soldat prussien, passez votre chemin,
Car je ne suis qu’une enfant de la France,
A l’ennemi, je ne tends pas la main.

Mon père est mort, sur le champ de bataille,
Et je ne sais l’ombre de son cercueil,
Ce que je sais, c’est que votre mitraille,
M’a fait porter cette robe de deuil.

Tout en priant, dans une cathédrale,
Ma mère est là, sous le porche écroulée,
Frappée à mort par l’une de vos balles,
Frappée à mort par l’un de vos boulets.

Vous avez eu l’Alsace et la Lorraine,
Mais malgré tout, nous resterons Français !
Vous avez eu Germanie et la plaine,
Mais mon p’tit cœur, vous ne l’aurez jamais !

ORAN TOUT SIMPLEMENT

31 août, 2007
Oran, fille de pieds-noirs | 1 réponse »

Bonjour,

Me revoilà sur les ondes pour de nouvelles aventures concernant mes ancêtres et mes recherches sur le passé de cette Algérie Française.

Je voudrais faire connaître au monde entier qui sont les pieds-noirs. Non, ce ne sont pas des gens sans coeur, bien au contraire. Lorsque je croise au détour des chemins des gens de là-bas, je les reconnais, simplement par leur accent, cet accent que vous avez su garder et qui sait enchanter notre journée.

Je voudrais vous dédier une poésie à ma façon, vous dire combien j’apprécie le travail de chacun d’entre vous, exprimer par le biais de ce blog, toute ma reconnaissance, à chacun, pour votre aide.

A Toi, terre natale de mes Parents
A Toi, terre natale de ces Enfants
Existes-Tu encore ici ou ailleurs
Tu existeras toujours dans leurs coeurs

Non Tu n’as pas sombré dans l’oubli
Pour Celui qui revient au pays
Ton pouvoir de beauté est présent
Te revoir comme autrefois reste un rêve d’enfant !

Le passé ressurgit en plein coeur
Souvenirs d’enfance, souvenirs de bonheur
Pour un petit coin de Paradis
A Toi, Oran de mon Algérie

UN PEU D’HISTOIRE

31 mai, 2007
Oran, fille de pieds-noirs | 3 réponses »

Au XIXè siècle, les Espagnols quittent leur terre pour l’Algérie Française entre 1830 et 1885. Les principaux métiers qu’ils exerçaient été :

- les travaux agricoles (défrichement, plantation de la vigne)
- le commerce
- les travaux publics (routes, ports, chemins de fer)
- les petites industries
- la possession de quelques domaines agricoles

Deux vertus leurs sont attribuées : le courage et la sobriété.

A Oran, ils étaient avant tout des manoeuvres agricoles. Ils travaillaienta pioche pour déchausser les racines des palmiers nains, des lentisques et des chênes verts et les blocs de pierre sur lesquels se brisaient le soc des charrues. Ailleurs, c’était de « pauvres chevriers », fabricants de charbon de bois, fait avec des souches défrichées, commerce de l’écorce à tan et de l’alfa. Certains devenaient métayers ou fermiers sur les grosses exploitations françaises vers 1859. Ils finissent même par acquérir des propriétés françaises, ces derniers découragés ou décimés par la maladie sont tout simplement partis pour d’autres terres plus importantes.

Les Espagnols étaient décrits comme très travailleurs et vivants de peu.

Même les femmes travaillaient comme employées de maison ou dans des manufactures, elles étaient plus nombreuses que les hommes.

Texte recueilli dans un livre sur l’arrivée des Espagnols et autres émigrants en Algérie Française.

Valérie

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